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Dixie est une région des États-Unis.

Résumé[]

Formée après l'Effondrement, la région de Dixie est composée des états d'Alabama, de Floride, de Géorgie, de Louisiane, du Mississippi, et de la Caroline du Sud.

Histoire[]

C'est tragique, mais le Sud Profond a été sévèrement touché durant l'Effondrement et les années qui suivirent. Seul le Nord-Est a souffert davantage, mais les Sudistes se moquent d'être au plus bas dès lors que ces foutus Yankees sont eux dans la mare aux cochons.

Le réchauffement climatique et la montée conséquente du niveau des mers ont provoqué plus de changements dans le Sud Profond que partout ailleurs. La Floride et la Louisiane ont été le plus durement touchées, perdant d'incroyables superficies de terre. L'Alabama a également souffert, même si le caractère désespéré de sa situation n'est en rien aussi connu que celui de la Nouvelle Orléans.

Depuis l'arrivée des troupes de l'Union et des « carpetbaggers » (nom donné aux nordistes venus faire fortune dans le Sud après la guerre de Sécession) il y a un siècle et demi de cela, le Sud Profond n'a jamais eu la réputation d'accueillir les pauvres nordistes en quête de travail à bras ouverts. Et ça n'a jamais été aussi vrai que sous l'Effondrement. Cherchant à fuir les tempêtes de sable de l'Ouest, les métropoles pourrissantes de la Nouvelle Angleterre ou les sécheresses du Midwest, d'innombrables personnes se sont ruées dans le Sud pour y chercher du travail, de l'eau, un climat plus agréable, ou juste des gens à tuer pour leur prendre leur argent.

Cet afflux massif a bouleversé la structure sociale du Sud. Les expéditions de marchandises entre états se sont effondrées, provoquant une famine générale. Atlanta, qui était devenue une très grande ville, a très fortement ressenti l'absence de ces expéditions et est devenue le théâtre des premières émeutes alimentaires. Bientôt, ces émeutes ont gagné de nombreuses villes, où les « nantis » ont été écrasés par les « nécessiteux ». La vie devint rapidement une guerre opposant « eux » à « nous ». L'identité de ces « eux » dépendait de l'interlocuteur, mais après un moment, le camp dominant fut celui des pauvres sudistes originaires de la région et sa cible principale « ces foutus Yankees », c'est-à-dire toute personne née au nord de la Caroline du Sud.

Au fil des années, des émeutes occasionnelles et de nombreux troubles civils éclatèrent, ainsi que des meurtres inouïs dont certains touchaient au cannibalisme. Les riches qui avaient manqué de prévoyance ou des ressources nécessaires pour déménager dans le nord n'ont pas tardé à se retrouver assiégés et leurs bien volés, confisqués ou brûlés.

À cette époque, les industries capitales ont retiré leurs installations du Sud. Une fois les riches et Yankees éliminés, les corporations devinrent la cible des attaques populaires. La foule investit des petites usines, dont l'un fournissait une grande partie de Jackson, dans le Mississippi, en voitures neuves. D'autres sont victimes de grèves sauvages, les ouvriers exigeant d'être mieux payés pour pouvoir suivre la flambée des prix des aliments. Face à ces problèmes, la plupart des cadres corporatifs choisirent de sauver les meubles et de déménager leurs installations avec l'aide d'asiatiques ou d'une main d'oeuvre étrangère. Cet exode industriel a laissé le Sud dans une situation désespérée, les statistiques du chômage atteignant des hauteurs vertigineuses.

Finalement, les troubles du Sud finirent par se transformer en une sorte de rébellion populiste. Sous la direction de plusieurs opportunistes sans scrupule (qui se connaissaient tous), la colère populaire, très présente dans les villes du Sud, commença à se canaliser pour former une force politique qui déferla comme un troupeau de bœufs. Cela finit par déboucher, entre 1998 et l'an 2000, sur la réformation du gouvernement d'état de la Louisiane, du Mississippi, de l'Alabama, et de la Géorgie, laquelle réformation mit les organisations de ces troubles directement au pouvoir. Pour citer Harv Paulson, un célèbre commentateur politique, ces gouvernements valent tout juste mieux que « des groupes d'incitation à la haine qui prospèrent dans le Sud comme des ténias dans le ventre d'un chien ».

La Caroline du Sud et la Floride sont parvenues à empêcher les réactionnaires de prendre le pouvoir et possèdent aujourd'hui des gouvernements d'état aux politiques modérées – mais ils sont inefficaces. Bien entendu, cela engendre des conflits au sein des états sudistes quand ils votent sur des questions nationales. Comme ils n'arrivent pas à trouver un consensus, la région de Dixie n'exerce pas beaucoup d'influences sur la politique nationale. Les ressentiments des gouvernements des états de la côté du golfe ne font qu'exacerber ce problème. En effet, ces derniers essaient d'intimider la Floride et la Caroline du Sud afin de les contraindre à voter contre tous les programmes fédéraux susceptibles de leur être profitables.

Situation sociale[]

Dixie est pauvre, horriblement pauvre. Seule la Caroline du Sud dispose d'un minimum de richesses économiques, surtout parce qu'elle taxe toutes les expéditions traversant l'état en direction du reste de Dixie.

Les riches et les propriétaires terriens du Sud ont tous été tués, volés ou forcés d'emménager dans un état plus calme. Il ne reste que les pauvres et quelques membres de la petite bourgeoisie qui tentent de restaurer l'économie sudiste.

Les gouvernements d'état de la Louisiane, du Mississippi, et l'Alabama et de la Géorgie sont puissants, corrompus et arbitraires, ce qui vaut le surnom de « républiques cotonnières » aux quatre états. Ces gouvernements pratiquent la politique du copinage. Ils distribuent les concessions sous forme de faveurs et parti et font passer des lois qui maintiennent les autres citoyens en état de dépendance. Collectivement ces quatre petits prétentieux ont été pastichés par les dessinateurs politiques qui en ont fait les Marx Brothers des films comiques du milieu du 20ème siècle, ou le Ménage à Quatre de l'industrie du film pornographique « snuff » du début du 21ème siècle.

Pour maintenir leurs citoyens en état sous leur coupe, ces républiques cotonnières se servent de leur Code Catalogue Uniforme des Fabricants de Dixie, un système de contrôle régional des objets et substances que les autorités en place veulent éloigner des mains de l'homme de la rue. Parmi les restrictions imposées par ce Code figurent des lois qui sont de véritables anathèmes aux yeux de la plupart des cyberpunks.

Par exemple, Dixie (à l'exception de la Floride) possède les règles de régulation des armes les plus strictes de tous les États-Unis. Les seules armes que le citoyen a le droit de porter sont les fusils à pompe et les fusils de chasse de calibre 22, et celles-ci doivent être enregistrées moyennant un prix exorbitant. Ceux qui possèdent une arme enregistrée doivent se faire tatouer un code-barres sur la nuque à fin d'identification. Les peines encourues pour le port d'armes illégales ou la modification de son code-barres sont extrêmes. Toutefois, et malgré ces efforts, il y a encore un grand nombre d'armes non enregistrées à Dixie. Pas un seul pauvre n'est prêt à abandonner la possibilité de tirer sur opossum en cas de besoin. Les citoyens font attention à bien cacher leurs armes et ils ne l'utilisent contre la police que s'ils sont sûrs de ne jamais se faire prendre. En réaction, les forces de police se livrent à des descentes régulières, allant de maison en maison pour y chercher des armes non enregistrées.

La drogue, la musique, les munitions, le cyber-matériel et un grand nombre d'objets d'usage courant sont également interdits ou limités. C'est un vrai problème lorsque l'on sait que les flics de Dixie n'ont pas besoin d'un mandat ou même une raison pour vous faire une fouille complète. Les gouvernements sont tous complices à un niveau plus ou moins élevé, et les liens qui unissent les républiques cotonnières sont très étroits. Les deux autres gouvernements d'état sont faibles, car ils sont harcelés par des agents secrets qui les poignardent dans le dos et des sympathisants du copinage qui bloquent tous les programmes sociaux utiles qu'ils essaient de créer.

Pour le reste des États-Unis, Dixie se résumé à la pauvreté et aux gouvernements arrogants. L'opinion générale ne devrait pas s'arrêter aux idées préconçues car, en dépit de leur faible position économique et de la répression de leurs gouvernements, les sudistes restent sociables, ouverts et généreux. Les foules émeutières qui ont dominé les médias américaines formaient une minorité agressive, et leur accession impétueuse au pouvoir tenait surtout du cirque médiatique douteux et d'une étude psychologique des foules d'opérette. La plupart des sudistes n'arrivent pas à croire ce qui leur est arrivé. Ils ne peuvent que secouer la tête en cultivant leur champ vide et détourner les yeux quand le shérif vient à passer par là dans son aéroglisseur.

Galerie[]

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